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Brexit : un sursis accordé mais de courte durée et sous conditions

Le 25/03/2019 | Europe

La décision des 27 réunis en Conseil le 21 mars 2019 est en deux temps. Ils acceptent un report du Brexit au 22 mai si le Parlement britannique vote dans les prochains jours l'accord de retrait.

Si le gouvernement britannique ne parvient toujours pas à faire ratifier l’accord du divorce la semaine prochaine, le délai sera raccourci au 12 avril.

Le gouvernement britannique devra alors indiquer aux 27 avant cette date fatidique, s’il renonce à participer aux élections ou s’il est en capacité de proposer un autre plan aux dirigeants européens.

S’ils souhaitent participer au scrutin Européen, les Britanniques se retrouveront de fait dans la position de réclamer un report long du Brexit, éventuellement jusqu’à la fin 2020. Et ils auront à le justifier (organisation d’élections générales, nouveau référendum, etc.). S’ils ne comptent pas y participer, alors ils devront assumer un « no deal », c’est-à-dire l’échec de deux ans de négociations, aux conséquences imprévisibles.

Tard dans la soirée du 21, Theresa May a fait savoir qu'elle acceptait l'offre proposée par l'UE.