Vous êtes ici

Après le 1er avril, le Brexit pour Halloween ?

Les dirigeants européens se sont retrouvés, mercredi 10 avril 2019, à Bruxelles pour décider d’un nouveau report du Brexit. Ils ont décidé dans la nuit de mercredi à jeudi de reporter la date du Brexit au 31 octobre, avec un point d’étape en juin.

Le point d’étape en juin interviendrait, lui, au cours d’un sommet européen régulier déjà programmé les 20 et 21 juin et ne sera pas une session de négociation (Donald Tusk).

L'UE a tout fait pour éviter un Brexit dur pour éviter autant que possible un "no deal" et une sortie chaotique qui ne serait bénéfique pour personne.

Les entreprises européennes ont en effet besoin de savoir à quoi s’attendre pour se préparer avec la nécessite d'une sortie ordonnée du Royaume Uni.

Les conclusions du sommet prévoient que le Royaume-Uni devra se comporter "de manière constructive et responsable" pendant la période supplémentaire qui lui a été accordée. Londres devra aussi "s'abstenir de toute mesure susceptible de compromettre la réalisation des objectifs de l'Union". Le Royaume-Uni gardera "tous ses droits et ses obligations" d'États membres pendant cette période.

Cette proposition de report, acceptée par Theresa May, ne signifie pas forcément que le Royaume-Uni restera jusqu’à cette date au sein de l’UE. Si un accord est trouvé avec le Parlement Britannique, le Royaume-Uni peut encore sortir le 22 mai, en référence aux députés britanniques qui ont jusqu’ici rejeté l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles ainsi que toutes les alternatives qui leur ont été proposées.

Pendant ces six mois, le Royaume-Uni peut encore ratifier l'accord de retrait, auquel cas il sera mis fin à la prolongation accordée.

Londres garde aussi la possibilité d'annuler complètement Brexit.

La date du 31 octobre se situe juste avant la prise de fonction en novembre de la nouvelle Commission européenne.

Ce nouveau report n’écarte toutefois pas le spectre (en rapport avec Halloween) d'une séparation brutale.

Le Royaume-Uni devra participer aux élections européennes fin mai ou quitter l’UE le 1er juin au plus tard sans accord de divorce.

Theresa May a annoncé qu'elle allait s'adresser aux députés britanniques jeudi et la poursuite des discussions avec l'opposition travailliste pour tenter de trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire.

Ces 6 mois supplémentaires doivent permettre aux transporteurs routiers de prendre contact avec leurs clients ayant des relations avec le Royaume-Uni pour s’assurer qu’ils ont bien mis en place les procédures nécessaires (Douane, Phytosanitaire, vétérinaires, normes etc…).

La FNTR continuera ses actions auprès des administrations concernées mais aussi auprès des acteurs Transmanche afin de faire en sorte que le jour J, toutes les mesures soient prêtes pour faciliter et fluidifier autant que possible les échanges.