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Acharnement !

Auditionnée par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale sur les aspects financiers de la future loi d’orientation des mobilités, Élisabeth Borne a réaffirmé la mise en place d’une redevance temporaire ou d’une partie supplémentaire de la TICPE additionnelle acquittée par le transport routier. La FNTR dénonce l’acharnement des pouvoirs publics sur un secteur qui livre 99% des produits consommés par les Français.

La compétitivité des entreprises du transport routier de marchandises est déjà extrêmement fragilisée par la forte concurrence internationale, notamment celle des pays d’Europe centrale et orientale. Une nouvelle taxe serait catastrophique. Pourtant, les camions répondent aux besoins quotidiens de la population. Le transport routier de marchandises (TRM) transporte 99% de tout ce qui est consommé par les Français. La bonne santé économique d’un pays passe par une chaîne d’approvisionnement et logistique dynamique et pérenne. Taxer les camions, c‘est taxer les Français et diminuer leur pouvoir d’achat.

Aucune concertation n’a été organisée avec la Profession

Le constat de Jean-Christophe Pic, président de la FNTR est sans appel : « Alors que nos entreprises souffrent de l’augmentation du prix du gazole, s’approchant inexorablement des 2€/L, les camions continuent à être les boucs émissaires d’une politique incohérente et contre-productive. Quand allons-nous rationnaliser les recettes actuelles affectées à la route, à savoir 39 milliards d’euros collectés chaque année sur l’ensemble des usagers de la route ? Il est toujours plus facile de diaboliser les camions. La question d’une taxe, sous quelque forme que ce soit, et quel que soit son champ géographique, est une ligne rouge.

Pour rappel, l’abandon de l’écotaxe à l’automne 2016 a été compensé par l’augmentation de 4 centimes de la fiscalité sur le carburant et ce « pour solde de tout compte ». Le TRM paie déjà lourdement pour les infrastructures. Toutes taxes et péages confondus, ce sont plus de 7 milliards d’euros qui sont acquittés chaque année. Une infime part de ces recettes est consacrée par l’État et les régions aux infrastructures.

La FNTR considère qu’il devient lassant de répéter encore et toujours les mêmes arguments. Si les pouvoirs publics ne veulent pas les comprendre, nous saurons nous faire entendre !