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Sommaire de la LTR

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L'édito
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LTR 1226




L'édito

Bombe à retardement

Les Français ont choisi leur président de la République. Une nouvelle page de 5 années s’ouvre.

La tâche est immense pour le nouvel élu avec, au centre des préoccupations, l’Europe et l’économie : la dette publique, la croissance molle, la compétitivité.

Sur le terrain, des pans entiers de l’économie française sont fragilisés par la globalisation des échanges et les distorsions de concurrence afférentes. Le transport routier est aujourd’hui un secteur en surtension.

Indicateur avancé de l’économie, miroir des contradictions françaises, soumis, au même titre que l’industrie, à une concurrence âpre et inéquitable, dans une Europe de plus en plus ouverte, le transport routier français lutte pour la survie de ses entreprises et de ses emplois en France. La situation réclame des réformes profondes.

Pour le transport routier, les priorités sont archiconnues : la compétitivité des entreprises françaises en Europe et la taxe poids lourds. Ces priorités ont été martelées par la Profession pendant toute la durée de la campagne présidentielle. Elles le seront tout autant durant la campagne des législatives.

Avec comme leitmotiv : la baisse du coût du travail.

Cette baisse peut être obtenue par une mise à l’heure européenne de notre règlementation sociale et par un transfert de charges. Les solutions sont là, elles sont connues. Ne manque plus “que” le courage politique car elles bousculent indéniablement les habitudes et les certitudes.

La taxe poids lourds, quant à elle, est devenue, au fil de l’eau et de l’inertie administrative, une bombe à retardement.

Elle interviendra d’abord, en juillet 2013, dans un contexte pourri par la crise économique et l’avalanche de contraintes règlementaires et administratives, qui, à la même époque, frapperont de plein fouet les PME (affichage obligatoire des émissions de CO2 par exemple).

Elle pourrait également voir le jour sans un mécanisme de répercussion simple et efficace, tel que voulu par la loi Grenelle I. Cette absence serait une faute. Elle remettrait en cause le principe même de la taxe. Ce sera un des premiers dossiers du futur titulaire en charge des transports.
 



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