Depuis 2007, la déclaration « DAU » est établie principalement via une téléprocédure douanière par le système informatique Delt@.
Le bureau de dédouanement traite la déclaration d’exportation, contrôle éventuellement les marchandises et délivre l’autorisation d’enlèvement des marchandises, dénommée mainlevée.
Si le bureau de dédouanement n’est pas le bureau par lequel les marchandises quittent le territoire de l’Union européenne, le bureau de sortie réelle vérifie alors l’exportation effective des marchandises. Les marchandises en cause doivent quitter le territoire douanier de la Communauté dans l’état dans lequel elles ont été présentées au moment de l’acceptation de la déclaration d’exportation.
Quel que soit le mode de transport des marchandises et le lieu où elles sont dédouanées à l’exportation (selon qu’il s’agit d’une procédure de dédouanement à domicile ou d’une procédure de dédouanement au bureau), elles doivent être accompagnées, jusqu’au point de sortie du territoire de la Communauté par un document d’accompagnement « papier » qui progressivement sera remplacé par un message électronique.
Dans le prolongement de cette mission, la douane a un rôle économique : sur la base des règles fixées pour le commerce international, elle contrôle les flux commerciaux avec 3 objectifs : la fluidité, la sécurité, la qualité, et ce, grâce à des procédures adaptées aux besoins des entreprises.
La douane assure une mission de lutte contre la fraude et les grands trafics internationaux : elle a en charge la protection des intérêts économiques et financiers nationaux et communautaires (mobilisation contre le fléau des contrefaçons, lutte contre les fraudes à la politique agricole commune, etc.).
La douane participe également à une mission de protection de la sécurité et de la santé publiques. Elle concourt, enfin, à la protection de l’environnement (lutte contre les pollutions diverses) ou du patrimoine national (contrôle des échanges d’œuvres d’art, d’objets de collection et d’antiquités).
La douane perçoit des droits et taxes pour le budget de l’État, de l’Union européenne et pour les collectivités locales : 62 milliards d’euros en 2007, dont plus de 25 milliards de taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), et plus de 10 milliards de TVA.
Il s’agit pour l’essentiel de contrefaçons de marques, d’une valeur estimée à plus de 314 millions d’euros sur le marché national.
Le nombre de constatations réalisées par les services douaniers reflète cette progression, passant de 6397 en 2004 à 11419 en 2005 (+ 78,5%). L’objectif ministériel fixé à la douane est d’augmenter de 10 % le nombre d’articles saisis sur 2007.
Concernant uniquement les secteurs des vêtements et des chaussures, des parfums et des produits cosmétiques, des jouets et des équipements sportifs, ainsi que des produits pharmaceutiques, l’impact de la contrefaçon se traduit par une perte de 17 120 emplois dans l’Union européenne.