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Les « Chiffres noirs » du TRM français

Une facture gazole qui ne cesse de s’alourdir

  • Le gazole a augmenté de 55% depuis 2003. Un camion paie donc 9 800 € de plus par an pour son gazole.
  • La différence de TIPP entre la France et ses concurrents implique un gazole plus cher de 8% en France. Le pavillon français a perdu plus du tiers de ses parts de marché à l'international à cause de cette différence de TIPP.

Un secteur surfiscalisé

  • 4,1 milliards d'euros versés en taxes diverses en 2005. 11,3 % du chiffre d'affaires, contre 2,3% pour l’ensemble de l’économie.
  • Les coûts administrés (fiscalité + charges sociales) se montent à 8 milliards. 22% du chiffre d’affaires, contre 8,4% pour l’ensemble de l’économie.

Social : la France paie cher son isolement

  • Les temps de travail et de conduite des chauffeurs sont les plus faibles d’Europe.
  • Seule la France paie comme temps de travail tous les temps d’attente des conducteurs.
  • Un coût de l'heure de conduite prohibitif :
    • 20 % au-dessus de la moyenne de nos principaux partenaires (2001).
    • 3 fois plus que dans les entreprises tchèques, polonaises ou hongroises.
  • 80% de la valeur ajoutée des entreprises est consacré à la fiscalité et au social.
    • La France limite d’autant ses capacités d’innovation et d’investissement.
    • 3 fois plus de moyens sont disponibles en Italie et en Espagne pour financer le développement des entreprises, et 2 fois plus au Royaume-Uni et en Allemagne

Technique : 40 tonnes limitatives

Limités à 40 tonnes, les poids lourds français perdent de 9 à 11,5 % de compétitivité par rapport aux véhicules de 44 tonnes qui circulent dans bon nombre des pays voisins.

Marges : la spirale infernale

  • Des coûts en hausse de 28% en 10 ans.
  • Des prix en hausse de seulement 15,5% au cours de la même période.

Compétitivité : la chute du pavillon français

  • Les camions français réalisent de moins en moins de transports internationaux (-22% depuis 1999), alors que les véhicules étrangers ont progressé de 22%.
  • Minoritaire dans les échanges internationaux : seulement 35% des échanges entre la France et l’étranger.
  • Minoritaire dans les échanges bilatéraux : la part de marché bilatérale la moins importante des 15.
  • Replié sur le territoire national : seulement 15% de l’activité des entreprises françaises se fait désormais à l’international.
  • Pays le plus caboté d’Europe : 33% du cabotage européen s’effectue en France.